A chaque fois, que mon très cher ami Cédric Rainotte prend la parole (de manière professionnelle, bien sûr) je partage sa vision. Et j’ai hâte qu’on se refasse des palabres sur les remontées de ski, à l’apéro et finir au Génépi!

C’est avec une immense joie que je vous propose son article!

Je suis de plus en plus atteré par le manque de connaissances essentielles au sein de certaines agences “digitales” composées de jeunes loups aux dents longues et qui offrent le “full scope” digital à leurs clients. Comment peut-on conseiller efficacement un client dans sa stratégie digitale en ayant comme connaissance que le minimum syndical? Comment peut-on accompagner une marque en “copiant” (+/-) le passé mais sans aucune vision sur le futur? Comment peut-on avancer en se limitant à des connaissances “acquises”? Le digital n’est pas un métier mais un sacerdoce.

On arrive dans une génération d’agences digitales remplies de spécialistes mais où les généralistes capables d’avoir une vision stratosphérique de la situation et des diverses implications (y compris avec le “off”) sont aussi nombreux que les albinos au Botswana (afin d’être sure de bien comprendre mon point de vue, on a estimé en 2004 à 81 le nombre d’albinos au Botswana sur une population total de 1.639.231 personnes).

Bien entendu, il est « plus facile » de se spécialiser  que de vouloir passer 65% de son temps à apprendre en filtrant « l’essentiel » et le « détail pratique» que vous laisserez approfondir par votre réseau de spécialistes constitué d’élites avec lesquels vous avez atteint un niveau de confiance mutuel depuis de nombreuses années.

Déterminer l’altitude dans laquelle un généraliste doit naviguer pour être efficace est un art. C’est souvent là que s’opère la différence.

A titre d’exemple, un jeune loup « spécialiste » se positionnant comme « généraliste » va sans aucun doute vous accompagner dans votre course folle aux fans sur Facebook sans aucune autre finalité qu’un nombre à compter sur un boulier chaque fin de mois. Il vous proposera une campagne de Facebook Ads (avec un coût aux clics (CPC) astronomique), le travail de community management (avec un engagement proche de 0) et probablement le développement d’un concours (sans aucune activation pour être sûre que personne ne participe).

Un « vrai » généraliste va vous accompagner dans la réflexion globale en prenant un minimum de recul et en se posant la question simple mais pourtant souvent oubliée « Qu’est-ce qu’on essaie de faire ? ».

Il vous parlera probablement du changement de politique de chez Facebook depuis septembre 2012 qui vous entrainera inévitablement à devoir payer de plus en plus pour acquérir vos fans mais également pour leur parler.

Il ne manquera pas d’aborder avec vous une logique alternative qui consistera à revoir le modèle et à transformer vos clients les plus loyaux (ceux qui n’ont pas attendu Facebook pour être fan de votre marque et qui sont vos plus fidèles ambassadeurs) en aficionados numériques de votre marque sur Facebook via les « custom audiences » (technique qui permet de monter votre base de données clients et, sur base de l’email et/ou d’un numéro de téléphone, de cibler avec des Facebook Ads uniquement vos clients actuels si ces derniers ont un compte Facebook). Une fois la ligne rouge tracée, il s’entourera des meilleurs pour mettre en place (et éventuellement approfondir) chacune des directions.

Bref, il vous aidera à avoir une vue intégrée avec l’ADN de votre marque et respectant vos objectifs.

Malheureusement, on se retrouve souvent face à des clients désabusés sur l’efficacité du digital suite à une expérience couteuse et pénible avec une jeune structure qui avait pourtant fait bonne impression lors des premiers contacts: un physque de jeune loup “à la McKinsey” du commercial (qui avait un joli sourir et des dents extêmement blanches ;-)), des promesses alèchantes, 99,9% de réponses positives à chaque demande et, point important, des prix de loin inférieurs à ceux des autres agences interrogées.

Quand vous receuillez ces clients SDAF (Sans Digital Agency Fixe) abandonnés en piteux état au bord de la route, il y a un important travail sur la confiance dans le digital à réaliser. Combattre les “Oui, on l’a déjà fait et cela ne donne rien” pour les transformer en “Effectivement, on l’avait fait extrêmement mal et je suis surpris du résultat. Merci!”.

Bien qu’il soit difficile de généraliser et d’émettre des règles, quelques conseils me semblent important: Evitez les agences digitales qui disent “oui, aucun problème” à l’ensemble de vos demandes (si vous voulez une série de demandes “pièges” à poser, j’en ai quelques-unes pour vous ;-)), évitez les agences qui remettent “bêtement” un budget sans conseiller des alternatives possibles, évitez les agences remplies “d’experts” (et qui l’affichent fièrement) et, surtout, évitez de choisir une agence avec l’aspect “budget” comme principal baromètre.

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